Ituri : La grève se poursuit dans les écoles publiques catholiques de Mambasa – Actu7.cd

 

En dépit de la réunion tenue samedi 9 octobre 2021 par le Directeur de la sous-division provinciale de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) Mambasa 1 avec les chefs d’établissement scolaire oeuvrant dans cette entité pédagogique, les enseignants maintiennent leur mouvement de grève.

Si quelques écoles officielles et protestantes ont repris leurs activités ce lundi 11 octobre 2021, la grève est sèche, par contre, dans les écoles conventionnées catholiques. Plusieurs enseignants approchés par ACTU7.CD ce même lundi 11 octobre 2021 disent ne pas être en mesure de reprendre le service suite à la non réalisation des promesses par le Gouvernement central. D’autres dénoncent ce qu’ils qualifient « d’injustice sociale » en parlant des « zones salariales ».

« (…) Nous ne sommes pas en mesure de reprendre le travail. Le Gouvernement fait sourde oreille à toutes les revendications et trouve bon à nous intimider (…) Nous sommes obligées de préparer de l’alcool traditionnel pour survivre. Pourquoi avons-nous étudié ? (…) Comment comprendre qu’un enseignant de Komanda touche 240 mille francs, mais nous à peine 180 mille ? Ces zones salariales c’est quoi l’idée derrière ? (…) », se sont interrogées plusieurs enseignantes rencontrées par le reporter de ACTU7.CD.

Approché par ACTU7.CD, un membre du comité local du syndicat des enseignants dit ne pas comprendre « l’attitude peu responsable du Ministre Tony Mwaba » et appelle le Gouvernement à « être réaliste et attentif aux revendications légitimes et légales » des enseignants. C’est notamment « la suppression des zones salariales et le respect des autres accords passés » avec les délégués syndicaux.

Entre temps, les agents du Service de Contrôle de la Paie des Enseignants (SECOPE) poursuivent leur mission dans les écoles. Selon les instructions formulées par la hiérarchie, ces agents devraient constater les absences et procéder au remplacement de tous les enseignants grévistes.

Andy Kambale Matuku, à Mambasa

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